Ardenne ITInérance Mobilité Infrastructures
Pictogramme vélo

Une terre de vélo

L’Ardenne… Un ancien relief montagneux proposant des routes sinueuses, des paysages spectaculaires, nombre de cours d’eau et voies vertes associées… Que ce soit en loisirs ou pour défier les kilomètres et le dénivelé, ce territoire est un véritable terrain de jeu pour les amoureux du vélo et les plus occasionnels.

Débuté au début des années 2000, le maillage cyclable Ardennais se parfait tous les jours, et ce ne sont pas les opérateurs du projet Ardenne ITInérance Mobilité Infrastructures qui diront le contraire !

Ce projet Interreg a pour objectif de parfaire l’offre de mobilité cyclable en Ardenne transfrontalière. Pour cela pas moins de 5 axes opérationnels ont été définis :

  • Résorption des lieux problématiques à sécuriser sur les itinéraires cyclables
  • L’aménagement des aires d’arrêt vélo
  • La restauration des corridors écologiques le long des itinéraires cyclables
  • Le développement transfrontalier du réseau Points Nœuds
  • Etude de liaisons cyclables manquantes
Cyclistes sur la voie verte Trans'Ardenne longeant la Meuse avec vue sur la citadelle de Charlemont, Parc naturel régional des Ardennes

Le Parc naturel régional des Ardennes concourt à ce projet via :

  • la création, à l’horizon 2027, de 2 aires de services pour vélos : l’une à Thilay, et l’autre à Bogny-sur-Meuse ;
  • la contribution à la restauration des corridors écologiques le long des itinéraires : études, travaux et sensibilisation ;
  • la création d’un réseau points nœuds en vallées et plateau d’Ardenne ;
  • la réalisation des études de faisabilité et de maitrise d’œuvre pour muer l’ancienne voie de chemin de fer présente entre Ham-les-Moines et Fligny en nouvelle piste cyclable .

Les premiers résultats du projet

En cette fin de semestre du projet (31/12/25) la localisation et les contenus des aires de services ont été fixés. Les consultations aux entreprises suivent leur cours.

En matière de corridors écologiques, les tomes 1 et 2 du diagnostic Trame verte et bleue ont été réalisés. Ils ont permis d’en connaitre davantage sur le territoire et de pointer les secteurs à enjeu. Ces rendus seront prochainement complétés de diagnostics des Espèces Exotiques Envahissantes présentes le long des itinéraires.

Pour les points nœuds et les études de liaisons manquantes, le Parc naturel régional des Ardennes vient tout juste de s’y associer. Cela devrait débuter dans le courant du premier semestre 2026.

 

La restauration des corridors écologiques

Ce module de travail est composé de 3 activités : la réalisation d’un diagnostic, la réalisation de travaux et la sensibilisation / information des usagers des itinéraires cyclables.

A cette heure, le diagnostic est bien avancé avec la modélisation des obstacles et des capacités de dispersions de 14 espèces indicatrices sélectionnées sur 7 habitats différents représentatifs de l’Ardenne transfrontalière. Ci-dessous quelques exemples d’espèces étudiées :

photo d'une truite fario
La truite fario

Espèce indicatrice des cours d’eau et plus particulière ceux bien oxygénés

Photo de triton crêté
Le triton crêté

Espèce indicatrice des plans d’eau et mares ayant une faible capacité à se mouvoir sur terre

Photo de criquet ensanglanté
Le Criquet ensanglanté

Espèce représentative des milieux ouverts humides : prairies humides, tourbières et bas-marais.

Photo d'Oreillard gris
L'Oreillard gris

Une petite chauve-souris inféodée aux haies, prairies et bocages.

Photo de cordulégastre annelé (une libellule)
Le Cordulégastre annelé

Cette libellule est spécifique des forêt alluviales, c’est à dire les zones boisées parcourues par de nombreux cours d’eau.

Photo d'Argus brun, un papillon
l'Argus brun (collier de corail)

Un papillon spécifique des pelouses et prairies sèches, présent également dans les vergers et jardins

Photo de Martre des pins
La Martre des pins

Un mammifère discret inféodé aux habitats forestiers bien structurés

représentation graphique d'une rupture de continuité

Dans les grandes lignes les couvertures au sol ont été définies. Puis, pour chaque espèce indicatrice, leur capacité à traverser tel ou tel milieu ou obstacle. Cela permet de dresser une carte des obstacles et, via le plugin Biodispersal de QGis® de représenter la capacité des espèces à se déplacer sur le territoire.

Ci-contre, à titre d’exemple, on observe ainsi en vert et bleu les foyers de vie et en rouge les zones inhospitalières… Entre 2 tâches, c’est ce que l’on nomme une rupture de continuité. Et c’est cette dernière, une fois précisée, qui pourra faire l’objet de travaux de restauration.  Pour plus d’information n’hésitez pas à demander les tomes 1 et 2 du diagnostic.

Demander le diagnostic